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L'analyse du mouvement doit-elle nécessairement être effectuée dans un cadre strict pour être pertinente en clinique ?

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jeudi 05 févr. 2015

Présentation réalisée en collaboration avec Bart Jansen, ETRO, Vrije Universiteit Brussel En clinique, l’analyse de mouvement, y compris la cinématique, la cinétique et l’électromyographie, se réalise principalement dans des centres spécialisés où l’expertise humaine et le matériel requis sont présents. Malheureusement, ceci implique le déplacement du patient qui doit quitter son environnement écologique de prédilection (c’est-à-dire son domicile). Outre un déplacement parfois problématique, pour certains patients l’ambiance clinique n’est pas propice pour effectuer des mouvements le plus naturels possibles, et les rapports cliniques produits ne garantissent pas que les données analysées soient vraiment représentatives des capacités réelles du patient. Pour pallier à ce problème, de nombreuses recherches se font afin de développer du matériel « embarqué » sur le patient pendant ses activités quotidiennes à son domicile. Ces solutions sont probablement promises à un bel avenir puisqu’elles permettent d’étendre la durée de l’analyse dans le temps et d’obtenir ainsi des données plus représentatives de l’état réel du patient (voir la présentation de K. Aminian dans ce même congrès). La prise de données est donc déplacée d’un cadre strict clinique vers le domicile du patient. Mais qu’en est-il des professionnels de la réhabilitation, ou réadaptation, physique travaillant dans des cabinets privés ou des petits centres cliniques sans accès à du matériel onéreux et sans capacités à accéder à des systèmes embarqués ? Ces thérapeutes sont pourtant ceux qui passeront le plus de temps avec les patients dans le cadre de la réhabilitation de ces derniers, et ces relations privilégiées devraient permettre à ces thérapeutes de produire des rapports fonctionnels quantifiés et réguliers sur l’état de leurs patients. Pourtant, aucune solution de quantification de mouvements aisée, c’est-à-dire respectant les contraintes rencontrées dans ce genre de pratique, n’existe actuellement. Cette présentation a pour but d’entamer une réflexion sur ce manque, et de proposer des pistes basées sur des recherches effectuées conjointement à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) afin d’exploiter des informations collectées directement pendant des activités de réhabilitation physique pour la création de rapport clinique. Cette recherche se concentre principalement sur l’utilisation et la validation de matériel facilement accessible et aisé d’utilisation, et le développement de nouveaux concepts au niveau de la représentation des résultats.