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Médecine personnalisée: le décodage génomique et autres profilages Version française

mardi 08 nov. 2016

La compréhension des maladies affectant l’être humain nécessite l’intégration de multiples informations aussi bien au niveau de l’ADN de l’individu que des événements moléculaires qui affectent son fonctionnement physiologique. Différentes techniques, dites multiomiques, permettent aujourd’hui une analyse personnalisée des caractéristiques génomiques d’une personne (l’étude de l’ADN), des caractéristiques transcriptomiques (l’étude des intermédiaires qui permettent de passer d’un gène à une protéine) et protéomiques (l’étude des protéines). De tels profilages sont réalisables chez des personnes saines mais également malades, et ne sont pas restreints à l’individu lui-même, puisqu’ils s’intéressent aussi au microbiote, c’est-à-dire aux communautés microbiennes vivant en symbiose avec ces individus. En permettant une approche personnalisée des pathologies, ces analyses ouvrent la voie à une médecine d’un type nouveau

Colloque Wright 2016

Décoder le livre de la vie La révolution génomique La 17e édition du colloque Wright a pour thématique la génomique, soit l’étude du fonctionnement de la vie à l’échelle du génome. En d’autres termes, le mode d’emploi du vivant. Cette année, la parole sera donnée à des spécialistes de différents domaines que l’avènement de la génomique a profondément transformés. Il sera question en particulier de neurogénétique, de médecine personnalisée, de l’être humain et de ses cousins disparus. Le colloque se clôturera par une réflexion philosophique sur la façon dont la révolution génomique est perçue dans nos sociétés et les questionnements qu’elle soulève. Aujourd’hui, nous savons qu’une chaîne d’ADN est à la base de l’information nécessaire à la construction d’un individu. La complexité du vivant est ainsi codée par une longue mais simple série de sous-unités, A, T, G et C arrangées dans un ordre spécifique à chacun. Il a fallu attendre le début du troisième millénaire pour obtenir la séquence complète de la chaîne d’ADN d’un mammifère, autrement dit de son génome. C’est celui de notre propre espèce, avec ses trois milliards de sous-unités, qui a été choisi pour débuter. Quinze ans après cette première nous disposons du génome de centaines d’espèces supplémentaires. Une révolution! S’il subsistait pour certains un doute quant à l’origine de l’espèce humaine, ce séquençage a confirmé son appartenance au groupe des grands singes. Celui-ci permet d’identifier les spécificités génétiques de chaque individu qui expliquent en partie ses forces et ses faiblesses, notamment face aux agents pathogènes ou sa réaction aux traitements contre ces pathogènes. Enfin, la génomique nous propulse vers le futur, car nous avons acquis non seulement la capacité de séquencer les génomes, mais également celle de les modifier. Ceci ouvre des voies inattendues à la recherche et à ses applications, mais implique également une responsabilité importante qui appelle à la réflexion.