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Comprendre le sens de l’odorat Version française

lundi 07 nov. 2016

Le sens olfactif est essentiel chez les mammifères. Il leur permet d’identifier leur nourriture, leurs partenaires sexuels, leur progéniture et également leurs prédateurs. La perception des molécules volatiles est rendue possible grâce aux récepteurs à odorants, codés par une famille de gènes d’une taille et d’une diversité remarquables. On compte environ 1000 de ces gènes chez la souris et 350 chez l’être humain. Chaque molécule odorante active des récepteurs de façon combinatoire, ce qui permet un codage unique pour chaque odeur, et donc une perception différente entre des molécules, même très proches. Dans le nez, chaque neurone olfactif est directement relié au cerveau d’une manière très précise qui dépend du récepteur que ce neurone exprime. Mais la façon dont cette information est organisée dans les régions supérieures du cerveau pour générer la perception d’une odeur est une question qui reste aujourd’hui encore ouverte.

Colloque Wright 2016

Décoder le livre de la vie La révolution génomique La 17e édition du colloque Wright a pour thématique la génomique, soit l’étude du fonctionnement de la vie à l’échelle du génome. En d’autres termes, le mode d’emploi du vivant. Cette année, la parole sera donnée à des spécialistes de différents domaines que l’avènement de la génomique a profondément transformés. Il sera question en particulier de neurogénétique, de médecine personnalisée, de l’être humain et de ses cousins disparus. Le colloque se clôturera par une réflexion philosophique sur la façon dont la révolution génomique est perçue dans nos sociétés et les questionnements qu’elle soulève. Aujourd’hui, nous savons qu’une chaîne d’ADN est à la base de l’information nécessaire à la construction d’un individu. La complexité du vivant est ainsi codée par une longue mais simple série de sous-unités, A, T, G et C arrangées dans un ordre spécifique à chacun. Il a fallu attendre le début du troisième millénaire pour obtenir la séquence complète de la chaîne d’ADN d’un mammifère, autrement dit de son génome. C’est celui de notre propre espèce, avec ses trois milliards de sous-unités, qui a été choisi pour débuter. Quinze ans après cette première nous disposons du génome de centaines d’espèces supplémentaires. Une révolution! S’il subsistait pour certains un doute quant à l’origine de l’espèce humaine, ce séquençage a confirmé son appartenance au groupe des grands singes. Celui-ci permet d’identifier les spécificités génétiques de chaque individu qui expliquent en partie ses forces et ses faiblesses, notamment face aux agents pathogènes ou sa réaction aux traitements contre ces pathogènes. Enfin, la génomique nous propulse vers le futur, car nous avons acquis non seulement la capacité de séquencer les génomes, mais également celle de les modifier. Ceci ouvre des voies inattendues à la recherche et à ses applications, mais implique également une responsabilité importante qui appelle à la réflexion.