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Le rythme de la peur au cinéma
Lombardo Patrizia
2013-2014
conference
Films d’épouvante, films d’horreur, films catastrophe, thrillers : dès les années 1920, de Hitchcock à Kubrick et à Lynch, le cinéma de fiction a trouvé dans la peur une source intarissable d’inspiration. Pour les psychologues elle est une émotion primaire, et le cinéma qui, comme toutes les formes d’art, représente, suggère et provoque des émotions, ne pouvait manquer de la mettre en scène dans les événements du récit filmique et grâce aux expressions du visage et aux gestes des acteurs, mais aussi dans l’usage de l’espace et du temps. Ainsi, la peur au cinéma a parfois un rythme rapide, parfois lent : la surprise et l’attente contribuent, de manière différente et avec des intensités variables, à faire vivre aux spectateurs une peur qui, tout en étant différente de la peur réelle, peut nous émouvoir fortement.